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UNESCO

 

L’UNESCO est l’agence onusienne qui contribue à la construction de la paix, à l’éradication de la pauvreté, à la création d’un développement durable et à la mise en œuvre d’un dialogue interculturel à travers les sciences, la culture, les communications et l’information. L’UNESCO est dirigée par trois instantes principales : le Directeur Général, la Conférence Générale et le Bureau Exécutif. Le Directeur Général est élu par la Conférence Générale avec mission de gérer l’Organisation. Le Bureau Exécutif comprend, quant à lui, 58 membres élus, issus des diverses parties du monde représentées à l’UNESCO. Les membres du Bureau sont élus par la Conférence Générale afin de contrôler le travail du Secrétariat dans la mise en place des programmes de l’UNESCO et des décisions adoptées. Le Bureau se réunit deux fois par an, au printemps et en automne. Le Conférence Générale réunit les ministres responsables des relations avec l’UNESCO, qui, dans la plupart des cas, sont les ministres de l’Education. La Conférence Générale se réunit tous les deux ans.

 

L’Afrique du Sud à l’UNESCO

 

L’objectif principal de l’Afrique du Sud est de promouvoir la coopération en matière d’éducation, de sciences et de culture. L’Afrique du Sud fut l’un des membres fondateurs de l’UNESCO en 1946. Toutefois, en décembre 1956, en raison de la politique d’apartheid, le gouvernement sud-africain d’alors dû quitter l’organisation. La nouvelle Afrique du Sud réintégra l’UNESCO en décembre 1994.

Depuis sa réintégration, l’Afrique du Sud n’a cessé de renforcer ses liens avec l’UNESCO et le pays s’est impliqué dans divers activités et groupes de travail.

Depuis sa réadmission au sein de l’UNESCO, l’Afrique du Sud a travaillé au sein des instances suivantes.

  • Bureau Exécutif (1997-2001) et plus récemment de 2005 à 2009,

  • Comité du Patrimoine Mondial de l’Humanité (1999-2005). Elle fut réélue en 2009 pour servir jusqu’en 2013,

  • Programme Hydrologique International (Président adjoint et membre du Bureau de 2008 à 2009),

  • Comité du Siège (actuellement membre),

  • Comité intergouvernemental de la Convention sur la protection et la Promotion de la Diversité de l’Expression Culturelle,

  • Commission Internationale Océanographique,

  • Comité du Fonds en faveur de l’Elimination du dopage dans le sport,

  • Comité de Pilotage du Fonds de la Coopération Sud-Sud en matière d’Education.

L’Afrique du Sud a, par ailleurs, occupé différents postes de premier rang au sein de l’UNESCO.

  • L’Afrique du Sud a été élue à la présidence du Conseil Intergouvernemental du Programme de Gestion des Transformations Sociales de l’UNESCO (MOST) en octobre 2005 pour un mandat de deux ans. Elle fut réélue pour un nouveau mandat de deux ans en 2007. L’ancien ministre sud-africain du Développement social, M. Zola Skweyiya, a occupé la présidence du MOST jusqu’en octobre 2009.

  • L’Afrique du Sud a présidé la première session ordinaire de l’UNESCO sur la Convention en faveur de la Protection et de la Promotion de la Conférence des Parties sur la Diversité de l’Expression Culturelle (2007).

  • Elle a présidé le Comité Spécial du Bureau Exécutif de 1999 à 2001.

  • Elle a présidé l’UNESCO 77 & Chine (2002).

  • Elle a présidé le Secrétariat du Groupe des pays du Commonwealth à l’UNESCO en 2002.

  • L’Afrique du Sud a été vice-présidente du Groupe des Etats Africains au sein du Bureau Exécutif de 2005 à 2009.

  • Elle a, enfin, présidé le Groupe d’Experts des Finances et de l’Administration en 2009.

 

Les priorités de l’Afrique du Sud au sein de l’UNESCO.

 

 

La participation de l’Afrique du Sud aux travaux de l’UNESCO est motivée par les priorités suivantes :

  • La promotion de l’Agenda Africain à travers la Stratégie à Moyen Terme de l’UNESCO pour 2008-2013 qui a défini l’Afrique et la parité homme-femme comme ses priorités.

  • La promotion du dialogue Sud-Sud grâce à des moyens divers comme le Fonds en faveur de la Coopération Sud-Sud en matière d’Education, l’Initiative en faveur de le Formation d’Enseignants dans la région de l’Afrique sub-saharienne (TTISSA) et des partenariats avec le G77 & Chine, le Mouvement des non alignés et le Groupe africain.

  • La promotion de la Coopération Nord-Sud-Sud grâce à des initiatives en matière d’éducation comme le Système de Formation Professionnelle et Educative (TVET) avec des partenaires comme le Commonwealth ou autres.

Défis et développements récents.

 

Le comité en faveur du Patrimoine Mondial de l’Humanité

La République d’Afrique du Sud est signataire de la Convention en faveur du Patrimoine Mondial de l’Humanité. Elle a signé et ratifié le document le 10 juillet 1997. L’Afrique du Sud accueille huit sites inscrits au patrimoine de l’UNESCO, quatre sites culturels, trois sites naturels et un qui réunit les deux aspects. En 1999, deux ans après avoir ratifié la Convention, l’Afrique du Sud a été élue au Comité en faveur du Patrimoine Mondial de l’Humanité pour un mandat de six ans. Au cours de ce mandat, l’Afrique du Sud a joué un rôle remarquable en accueillant, notamment, la 29e session du Comité, laquelle a débouché sur la mise en place du Fonds Africain en faveur du Patrimoine de l’Humanité (AWHF). Ce dernier a été créé pour venir en aide aux Etats membres africains qui rencontrent des difficultés pour faire inscrire leurs sites sur la liste du Patrimoine de l’UNESCO ainsi que dans la protection de leurs sites déjà inscrits.

En octobre 2009, l’Afrique du Sud a été réélue au Comité en faveur du Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Assemblée Générale de la Conférence des Parties à la Convention de 1972. L’Afrique du Sud a été nommée vice-présidente pour l’Afrique sub-saharienne pour représenter le Groupe lors des réunions du Bureau et du Comité.

 

OCDE

 

L’Afrique du Sud n’est pas membre de l’OCDE, mais elle est liée à l’organisation par le biais du Programme d’engagement renforcé auquel appartiennent également le Brésil, la Chine, l’Inde et l’Indonésie, connus sous le nom de pays EE5. Ce programme permet aux pays concernés de coopérer sur un pied d’égalité avec les membres de l’OCDE sur un large éventail de sujets. Basée sur la réciprocité, le partenariat et le partage des méthodes de l’OCDE, la nouvelle stratégie globale de l’Organisation permet de mieux répondre aux besoins de la communauté internationale.

 

Le partenariat entre l’Afrique et l’OCDE ne cesse de se renforcer, de même que la coopération avec les gouvernements africains, les institutions panafricaines et les Communautés Economiques régionales. Ceci facilite l’articulation et la mise en œuvre de stratégies et politiques nationales et régionales en matière de politiques publiques. Par exemple, la Perspective Economique Africaine a fourni une base de discussion pour la Rencontre Ministérielle de l’Union Africaine sur les technologies de l’Information et des Communications qui s’est tenue en Afrique du Sud en 2009.

 

On observe également une plus grande coopération en matière de politiques d’investissement entre l’Afrique du Sud et l’OCDE, surtout depuis que l’Afrique du Sud co-préside les Tables Rondes NEPAD-OCDE sur l’Initiative Africaine en matière d’Investissement. L’Afrique du Sud contribue à la refonte des lignes directrices de l’OCDE envers les entreprises multinationales ainsi qu’envers les accords internationaux en matière d’investissements.

 

Le projet de réduction des fraudes en matière d’appel d’offre dans les contrats publics a été étendu à l’Afrique du Sud en 2009. L’OCDE a travaillé avec la Commission Sud-Africaine de la Concurrence pour développer un programme de lutte contre ces fraudes qui offre un soutien à plus de 250 responsables des offres publiques au sein du gouvernement et des entreprises d’Etat.

 

Le bilan de la Politique sud-africaine en matière d’Innovation, qui a été passé en revue en 2007, a été bien accueilli et le gouvernement sud-africain a partagé les résultats de ce dernier avec la Communauté de développement d’Afrique Australe (SADC). L’Afrique du Sud a collaboré avec l’OCDE à l’étude de trois domaines plus précis : le renforcement de la capacité du pays à absorber de nouvelles technologies, le transfert de technologie et la construction de réseaux de la connaissance. L’OCDE fournit également son concours au lancement d’une enquête nationale sur les technologies de l’information et des communications qui sera conduite en 2011.

 

Le soutien de l’Afrique du Sud et de l’OCDE au Forum sur l’administration des impôts vient s’ajouter à la coopération de longue date entre les deux entités sur les questions fiscales. L’Afrique du Sud joue un rôle actif en tant qu’observateur, à la fois au sein du Comité de l’OCDE pour les questions fiscales et au sein de ses sous-divisions chargées notamment de la fixation des prix, des traités en matière de fiscalité et des échanges d’information. L’Afrique du Sud délègue enfin des experts qui contribuent aux différents événements tenus sur cette question en Afrique et ailleurs.

 

L’OCDE prévoit de réunir, en Afrique du Sud, une conférence sur la protection, les retraites, l’intégration financière et le financement de l’éducation qui comprendra une session sur les Stratégies et Initiatives en matière de financement de l’éducation en Afrique. En accueillant ce type de conférences, l’Afrique du Sud cherche à promouvoir les initiatives en matière de financement de l’enseignement et à encourager les pays africains à rejoindre le réseau International en matière de Financement de l’Education.

 

L’Afrique du Sud a joué un rôle actif depuis l’introduction du projet de l’OCDE sur la gestion de la dette publique et des marchés obligataires en Afrique. La relation étroite que l’organisation entretient avec l’Afrique du Sud se reflète dans la récente initiative sud-africaine qui consiste à mettre en place un Centre de gestion de la dette publique et des marchés obligataires en Afrique. Ce centre, qui sera officiellement inauguré par l’OCDE et l’Afrique du Sud en 2011, renforcera le rôle de l’Afrique du Sud comme intermédiaire entre l’OCDE et les autres pays en leur en facilitant l’accès et en les encourageant à se conformer aux pratiques de l’OCDE en matière de gestion de la dette.

 

L’Afrique du Sud participe régulièrement au Comité en faveur du développement territorial et de ses partenaires. Le pays est actuellement impliqué dans le développement et la mise en place d’un programme de politique régional destiné à résoudre la question des disparités économiques et sociales, l’attractivité des villes et les défis que posent les migrations. Ces questions ont été passées en revue lors du Bilan sur la Métropole du Cap en 2008 et ont été à nouveau placés à l’ordre du jour de la Conférence sur Johannesburg et ses environs en 2010. Des discussions sont, par ailleurs, en cours pour dresser un bilan de la politique rurale en Afrique du Sud.

 

L’Afrique du Sud est membre du Groupe de Travail de l’OCDE sur la Fraude en matière de Transactions Financières et participe au mécanisme de surveillance du groupe qui supervise la mise en place et le respect de la Convention. La Phase I (2008) et la Phase II (2010) ont été achevées avec succès.

 

L‘OCDE soutient l’Afrique du Sud dans ses efforts pour réformer les mécanismes de régulation. Elle met au service de l’Afrique du Sud ses experts, échange des informations et organise des séminaires sur des sujets tels que l’évaluation de l’impact des régulations et les organismes de régulation.

 

Le bilan de l’OCDE sur l’éducation en Afrique du Sud de 2008 constitue un document précieux qui couvre la totalité du système éducatif sud-africain, de la maternelle à l’enseignement supérieur, et qui analyse les données en termes économiques, sociaux et politiques. La province de l’Etat Libre participe au bilan sur l’enseignement supérieur dans le développement des villes et des régions dont le rapport sera publié mi-2011.

 

L’Afrique du Sud participe au Système d’approbation réciproque des données de l’OCDE, un accord multilatéral qui permet de partager la validité des tests faits sur les produits chimiques entre pays adhérents. Le pays est, depuis 2006, un observateur régulier du Comité sur les Produits Chimiques et de ses sous-divisions. En mai 2010 enfin, l’Afrique du Sud a été élue vice-présidente du groupe de travail sur la transparence des laboratoires.